Accueil du site > Saisons précédentes > Saison 2004-2005 > Un peu de respect !
Un peu de respect !
samedi 28 mai 2005, par
Je suis vraiment choqué par l’attitude de quelques rares parents lors de ces fêtes du judo que doivent être toutes nos manifestations et notamment les compétitions internes. Ces rencontres, où l’enjeu est la victoire ou la défaite, constituent un temps fort dans l’apprentissage du judo et le judoka puisera autant d’enseignements quelle que soit l’issue de ses combats.
Il n’est certes pas toujours facile d’accepter une défaite surtout pour un enfant qui ne dispose pas de toute l’expérience pour pouvoir gérer une déception ou une frustration. Notre devoir d’adulte est d’être présent à ses côtés pour apaiser ses tensions légitimes et relativiser la portée de son échec. N’oublions pas que le judo est certes un sport mais aussi une formidable école de la vie. Savoir accepter la défaite même si elle paraît injustifiée ou injuste est une source de grandeur pour le judoka qui doit toujours d’abord chercher en lui la raison de son échec. Pourquoi n’a-t-il pas marqué d’avantage ? Peut-être n’a-t-il pas assez attaqué ?...
Je trouve donc vraiment très décevant que, dans ce type de manifestations où l’enjeu est malgré tout assez modeste, nos jeunes arbitres soient fustigés ou bien que certains "coachent" leur enfant de façon démesurée en perdant tout sens de modestie.
Nous sommes tous des bénévoles et avons tous nos limites et nos faiblesses et le premier devoir de tous est de les accepter avec politesse et respect.
Je ne peux résister à l’envie de rappeler le code moral du judo :
L’AMITIÉ :
C’est le plus pur des sentiments humains
LE COURAGE :
C’est faire ce qui est juste
LA SINCÉRITÉ :
C’est s’exprimer sans déguiser sa pensée
L’HONNEUR :
C’est être fidèle à la parole donnée
LA MODESTIE :
C’est parler de soi-même sans orgueil
LE RESPECT :
Sans respect aucune confiance ne peut naître
LE CONTRÔLE DE SOI :
C’est savoir se taire lorsque monte la colère
LA POLITESSE :
C’est le respect d’autrui
Enfin, pour finir, je vous invite à lire la chronique de David Douillet du numéro 223 (mars-avril 2005) de Judo Magazine dont je cite quelques passages.
"...J’ai été très choqué de découvrir autant de parents survoltés, notamment une mère en pleine hystérie, qui coachait son fils de sept ans comme s’il faisait un championnat du monde !..."
"...Cette attitude n’a rien a voir avec l’amour. C’est une façon de voler l’expérience de l’enfant, de se l’approprier..."
"... Et le parent ? Un supporter peut-être, mais surtout un protecteur, une présence rassurante. Un régulateur des tensions subies (et non la cause d’une tension lui-même), celui qui dédramatise, tout en rappelant les grands principes de la vie..."
Daniel ANDRÉ







